Saga Contrecœur, ou quand le gouvernement fédéral tourne les coins ronds et contourne ses propres lois
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Montréal, le 27 octobre 2025 – La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) demande au gouvernement fédéral de se ressaisir et de reprendre la démarche de détermination des effets environnementaux du projet d’aménagements compensatoires pour le chevalier cuivré dans les îles de Verchères en respectant, cette fois-ci, les obligations de consultation du public prévues à l’article 86 de la Loi sur l’évaluation d’impact.
Nous demandons également à l’Administration portuaire de Montréal (APM) de respecter la Loi sur les espèces en péril et d’entreprendre les démarches nécessaires pour l’obtention d’un permis en vertu de l’article 73 de cette loi, considérant que ce projet de compensation prévoit la destruction d’une autre partie de l’habitat essentiel du chevalier cuivré.
« Comment peut-on sérieusement justifier l’autorisation d’un projet de compensation de la destruction de l’habitat essentiel du chevalier cuivré qui détruira lui-même une autre partie de l’habitat essentiel de l’espèce? Pour ajouter l’insulte à l’injure, ce projet de compensation n’a même pas fait l’objet d’une consultation publique en bonne et due forme, comme le prévoit la loi fédérale », dénonce Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la SNAP Québec.
Cette situation s’ajoute à la récente décision de l’APM de se soustraire aux procédures d’autorisation municipale. Les sociétés d’État comme l’APM ne sont pas au-dessus des lois. Si le gouvernement fédéral ne se ressaisit pas, ce projet d’expansion du port de Montréal à Contrecœur pourrait bien devenir son propre moment Northvolt.
Rappelons que 63% des projets de compensation réalisés dans des milieux hydriques au Canada se sont soldés par des impacts négatifs sur les espèces qu’ils étaient censés aider.
« Le chevalier cuivré est la seule espèce de vertébré unique au Québec. Notre poisson national est inscrit sur la tristement célèbre Liste rouge de l’UICN. La science, le principe de précaution, la rigueur et le sens des responsabilités doivent rapidement s’inviter dans ce débat », conclut Alain Branchaud.
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INFORMATION
CONTACT
Charlène Daubenfeld
Directrice des communications
Cell : 514 378-3880
communications@snapquebec.org

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