Mieux protéger le Saint-Laurent par le contingentement
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Communiqué de presse
Montréal, le 20 août 2026 – Alors que le trafic maritime sur le Saint-Laurent ne cesse de croître, la SNAP Québec propose de fixer des seuils à la circulation par un contingentement afin de mieux protéger le fleuve, sa biodiversité et ses communautés. Dans un nouveau livre blanc, l’organisation appelle à une transformation de l’économie maritime québécoise.
Jusqu’où ira le gigantisme de l’économie maritime?
Considéré comme une véritable autoroute maritime, le Saint-Laurent voit passer chaque année de plus en plus de bateaux, qui sont de plus en plus gros et qui transportent de plus en plus de marchandises. On est ainsi passé de 90 millions de tonnes (Mt) de marchandises en 1990 à 117 Mt en 2010, à 155 Mt en 2022.
« L’expansion du commerce international et l’augmentation de la consommation par habitant sont des causes indirectes de la perte de biodiversité identifiées par les scientifiques » rappelle Alice de Swarte, conseillère stratégique à la SNAP Québec. « Il est temps de transformer notre économie maritime pour la ramener dans les limites écologiques et d’une façon orientée sur la satisfaction des besoins réels des Québécois. »
Des impacts majeurs sur la biodiversité
Déversements, bruits sous-marins, collisions avec des espèces de baleines en péril, les impacts du transport maritime sont majeurs et se cumulent dans le temps et l’espace. L’écosystème du Saint-Laurent est aujourd’hui en déséquilibre et peine à absorber l’ensemble des impacts de nos activités anthropiques.
« Le transport maritime est souvent présenté comme plus écologique que les autres modes de transport, en raison de sa plus faible émission de gaz à effet de serre, mais il génère pourtant d’importants impacts sur la biodiversité » souligne Marie Cadieux, coordonnatrice en conservation marine à la SNAP Québec. « Bien que les mesures de mitigation déployées par les acteurs du secteur maritime soient pertinentes et essentielles afin de réduire les effets dommageables de cette industrie sur la biodiversité, elles demeurent insuffisantes dans un contexte de croissance continue. »
Des seuils pour protéger ce qu’on aime
La SNAP Québec propose ainsi de contingenter le trafic maritime sur le Saint-Laurent, c’est-à-dire d’établir un seuil limite sur le nombre de transits et la taille des bateaux autorisés à circuler dans le fleuve, tout en privilégiant le commerce de biens et de services ayant un maximum de retombées socio-économiques pour les régions et un minimum d’impacts sur l’environnement et la biodiversité.
Dans le monde, plusieurs exemples montrent que c’est possible, comme les restrictions de navigation dans des zones désignées par l’Organisation Maritime Internationale ou le plafonnement du nombre de vols dans certains aéroports européens.
« Au Québec, la loi 109 permet d’imposer des quotas stricts de contenu francophone aux géants du numérique. La mise en place de seuils est un outil légitime et efficace pour protéger des éléments d’importance nationale telle que la langue française. Cela devrait être la même chose pour le Saint-Laurent » conclut Alain Branchaud, directeur général à la SNAP Québec.
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La SNAP Québec travaille à l’atteinte de la cible de 30% de protection du territoire d’ici 2030 (30×30)
Documentation

Contact presse
Marion Depoisier
Coordonnatrice des communications
819 968 4321
marion@snapquebec.org

Des cibles régionales essentielles à l’atteinte du 30% d’ici 2030

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