Le Québec s’est engagé à conserver 30% de son territoire d’ici 2030. À ce jour, près de 17% du territoire terrestre est protégé, ce qui signifie qu'environ 200 000 km² supplémentaires de milieux naturels devront être protégés ou conservés au cours des quatre prochaines années. Le défi pour atteindre cette cible est de taille.
Au-delà de l’objectif quantitatif, le Québec vise aussi la création d’un réseau représentatif des territoires conservés, reflétant la diversité des écosystèmes.
Pourquoi proposer des cibles régionales?
L’identification de cibles régionales a pour objectif d’offrir une feuille de route réaliste pour que le Québec puisse atteindre la cible de 30 % dans les délais prévus. La démarche vise également à s’assurer d’une contribution équitable de chacune des régions. À contrario, penser que chaque région atteindra la cible de 30 % d’ici 2030 est un plan de match voué à l’échec. La contribution des terres privées à l’atteinte de la cible d’ici 2030 est estimée à au moins 331 km², et celle des terres publiques à environ 196 853 km². Certaines régions comme l’Estrie, la Montérégie et le Centre-du-Québec nécessiteront une contribution importante de conservation en terres privées et seul Montréal aurait déjà atteint sa cible régionale dans le modèle proposé.
La SNAP Québec propose ainsi des cibles régionales de conservation pour la portion terrestre du territoire qui tiennent compte de la capacité réelle des régions à contribuer d’ici 2030. Le calcul de ces cibles régionales tient notamment compte de la superficie de chaque région, de sa proportion en terres publiques, ainsi que de l’importance de l’activité économique liée aux ressources naturelles. Ces cibles ne concernent que la portion terrestre du territoire ; elles excluent donc la conservation marine et côtière.
Une feuille de route ambitieuse mais réaliste
La méthodologie de la SNAP Québec
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