Espace Presse

13 mai, 2026

La commissaire au développement durable rappelle à l’ordre le MRNF

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Communiqué de presse

Montréal, le 13 mai 2026 – Dans son dernier rapport, publié le vendredi 7 mai 2026, la commissaire au développement durable souligne les nombreuses lacunes dans la gestion de terres publiques du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF), notamment dans la gestion des titres miniers. La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) s’inquiète ainsi de voir la multitude de claims spéculatifs compromettre des projets d’aires protégées portés par les communautés locales partout au Québec. 

Le MRNF délaisse ses responsabilités en territoire public au détriment de la nature 

La Commissaire souligne que le MRNF n’agit pas de façon à favoriser l’acceptabilité sociale des activités d’exploration minière, faisant souvent fi des préoccupations environnementales des collectivités. C’est le cas, par exemple, des autorisations délivrées pour des travaux d’exploration à impacts (ATI). 

« Alors que le Québec s’est engagé dans son Plan nature 2030 à mettre en œuvre un aménagement du territoire intégré et respectueux de la biodiversité, le MRNF s’illustre à nouveau comme un mauvais joueur en matière de protection des milieux naturels », déplore Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la SNAP Québec. 

La SNAP Québec demande à nouveau au gouvernement de confier la gestion du territoire public au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), afin que le Québec puisse respecter ses engagements en matière de conservation de la biodiversité et mettre enfin un terme à l’opposition stérile entre économie et nature. 

Des projets portés par les communautés locales risquent d’être bloqués  

La Commissaire constate également que les lacunes du MRNF dans la gestion des titres miniers existants nuisent à l’harmonisation des autres usages du territoire. La SNAP Québec dénonce d’ailleurs depuis plusieurs années le blocage de propositions d’aires protégées par la simple présence de droits exclusifs d’exploration dont la très forte majorité ne mènera à aucun projet minier. 

Des groupes citoyens, des organisations autochtones et des communautés locales sont inquiets que leurs propositions bien réelles d’aires protégées soient amputées ou simplement abandonnées si aucun mécanisme ne permet de retirer les nombreux titres miniers spéculatifs qui jonchent le territoire public québécois.  

Un exemple sur la Côte-Nord avec le projet Pakatakan, porté par l’organisation innue UAPASHKUSS, dont des secteurs couverts de claims miniers pourrait être exclus, mettant ainsi en péril la protection de chemins de portage patrimoniaux, de sites naturels sacrés et d’habitats d’espèces en péril. C’est également le cas en Abitibi pour le Plan de protection de la culture et d’Atik (caribou) de la Première Nation Abitibiwinni, annoncé le 31 mars dernier. Les zones de protection proposées dans ce plan sont presqu’entièrement couvertes par des titres miniers, dont des centaines de kilomètres carrés de titres émis dans la dernière année seulement.  

Inquiétudes de citoyens : le gouvernement doit clarifier la situation 

La pression monte dans plusieurs régions du Québec alors que des centaines de projets sont présentement en phase de concertation régionale dans le cadre de l’Appel à projets d’aires protégées lancé par le gouvernement en 2024. Le gouvernement du Québec doit maintenant clarifier la situation afin d’éviter que les acteurs régionaux et les groupes portant des propositions d’aires protégées soient maintenus dans l’incertitude. 

– 30 x 30 –

La SNAP Québec travaille à l’atteinte de la cible de 30% de protection du territoire d’ici 2030 (30×30)

SOURCES 

Contact presse

Ingrid Cornec
Coordonnatrice principale aux communications
SNAP Québec
communications@snapquebec.org
Cell. : 581-745-6423