Espace Presse

9 février, 2026

Entreprises en péril : une transformation de notre système économique s’impose

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Communiqué de presse

Montréal, le 9 février 2026 – Publiée aujourd’hui, la première Évaluation des Entreprises et de la Biodiversité de l’IPBES1 souligne non seulement la dépendance de toutes les entreprises à la biodiversité, mais aussi leur responsabilité dans le déclin de celle-ci. En réaction, la SNAP Québec appelle à une transformation des modèles d’affaires de façon à contribuer à la nécessaire réforme du système économique.

Pas de prospérité sans biodiversité 

Rappelant que la croissance de l’économie mondiale s’est faite au prix d’une immense perte de biodiversité, l’IPBES avertit des risques que cette dernière fait peser sur l’économie.

« Alors qu’on ne cesse d’opposer économie et environnement, la science nous rappelle qu’il n’y a pas de prospérité sans biodiversité. Lorsque la nature s’effondre, ce sont non seulement les espèces vivantes, les services écosystémiques mais aussi les entreprises qui sont en péril », souligne Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.  

Or, le rapport met également en lumière un paradoxe central : les mêmes entreprises qui dépendent des contributions de la nature sont aussi parmi les principales responsables de son déclin.

Des outils pour réduire les impacts sur la biodiversité

Les scientifiques de l’IPBES identifient plus de 100 actions concrètes et immédiates pour les entreprises, comme celle de rendre compte de leurs dépendances et de leurs impacts sur la nature, conformément à la cible 15 du cadre mondial adopté à Montréal à l’issue de la COP15.

Dans cette perspective, la SNAP Québec et l’Université de Sherbrooke mènent un projet d’indicateurs sur la biodiversité, avec l’appui de La Caisse et de Fondaction. Le projet vise à outiller les investisseurs en vue de réduire les impacts de leurs projets sur la biodiversité.  

« La mesure des impacts doit permettre aux entreprises de mieux comprendre comment elles contribuent au déclin de la biodiversité et d’agir pour transformer leur modèle d’affaires », précise Alice de Swarte, conseillère stratégique pour la SNAP Québec. 

Sortir collectivement du modèle de la croissance linéaire

Mais l’IPBES souligne aussi le rôle des gouvernements dans la transformation systémique qui s’impose et rappelle que la recherche de gains matériels à court terme est l’une des trois causes sous-jacentes du déclin de la nature, fournissant des éléments de compréhension sur la nécessité de repenser les paradigmes économiques et financiers dominants. Le rapport de l’IPBES recommande par exemple aux gouvernements de réformer les subventions, d’adopter des critères de biodiversité ou encore de contrôler la publicité.   

« Pour chaque dollar investi dans la conservation de la nature, plus de 30 dollars sont encore dépensés pour la détruire.  Nous devons revoir en profondeur notre modèle économique afin de garantir le maintien de la biodiversité, la pérennité de nos entreprises et le bien-être humain », conclut Alain Branchaud.

La SNAP Québec travaille depuis 2022 à ouvrir des espaces de dialogue sur les solutions aux causes sous-jacentes de la perte de biodiversité et appelle les acteurs québécois à amplifier leur mobilisation en ce sens en vue de la COP17. 

1Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

-30 x 30 –

Informations

Résumé de l’Évaluation des Entreprises et de la Biodiversité de l’IPBES : https://zenodo.org/records/18538597   
Documents destinés aux médias : https://ipbes.canto.de/v/IPBES12Media/landing?viewIndex=0   

Contact

Marion Depoisier
Coordonnatrice aux communications
SNAP Québec
(819) 968-4321
communications@snapquebec.org