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29 juillet, 2026

À la découverte des requins du Saint-Laurent

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Savez-vous qu’il existe plus de 500 espèces de requins à travers le monde et que la présence de ces poissons prédate celles des arbres sur la planète?

En cette semaine des requins, la SNAP Québec se plonge au cœur d’un sujet fascinant, parfois méconnu et surtout, bien moins terrifiant qu’il n’y paraît : les requins du Saint-Laurent.

De l’estuaire au golfe, on recense plus de 11 espèces de requins dans le Saint-Laurent. Alors que certains d’entre eux sont qualifiés de visiteurs rares, d’autres fréquentent nos eaux salées de façon saisonnière, voire à l’année.

Aiguillat commun ©Olympic Coast National Marine Sanctuary, AnimaliaBio

Aiguillat commun

L’aiguillat commun peut se déplacer en banc de centaines, voire de milliers d’individus.

Aiguillat noir ©Pêches et Océans Canada/IML Équipe OCM

Aiguillat noir

L’aiguillat noir possède de longues épines dorsales blanches situées devant chacune de ses deux nageoires dorsales.

Pailona commun ©jgrimshaw, iNaturalist

Pailona commun

Le pailona commun est observé à des profondeurs allant jusqu’à 3 675 mètres.

Requin blanc ©Stefan Pircher, Shutterstock

Requin blanc

Le requin blanc peut avoir de 4 à 14 petits par portée et peut être la proie des épaulards.

Requin bleu ©Holly Hawk, iNaturalist

Requin bleu

Le requin bleu est souvent accompagné de poissons-pilotes et d’oiseaux marins.

nRequin du Groenland ©Hemming1952, iNaturalist

Requin du Groenland

Le requin du Groenland réside à l’année dans les profondeurs du Saint-Laurent. Les femelles de cette espèce atteindraient leur maturité sexuelle à 156 ans.

Requin maraîche ©Mumudu, iNaturalist

Requin maraîche

Le requin maraîche est souvent confondu avec le requin blanc, car leur apparence est similaire.

Requin pèlerin ©Greg Skomal, AnimaliaBio

Requin pèlerin

D’une longueur pouvant atteindre 12 mètres et pouvant peser 4 500 kg, le requin pèlerin a la capacité de sauter complètement hors de l’eau.

Requin-renard commun ©Kimmo Hagman, Shutterstock

Requin-renard commun

La queue du requin-renard commun peut être aussi longue que le reste de son corps.

Requin-taupe bleu ©Xavier Elias, Shutterstock

Requin-taupe bleu

Le requin-taupe bleu est le requin le plus rapide au monde (75 km/h).

Roussette maillée ©AnimaliaBio

Roussette maillée

D’une longueur d’environ 60 cm, la roussette maillée est le plus petit requin du Saint-Laurent.

Le statut des requins du Saint-Laurent

Bien que leurs statuts varient, plusieurs de ces requins sont aujourd’hui en situation préoccupante ou en voie de disparition au Canada selon le COSEPAC.

En situation préoccupante
  • Aiguillat commun
  • Requin du Groenland
  • Requin pèlerin
En voie de disparition
  • Requin-taupe bleu
  • Requin blanc
  • Requin maraîche

Heureusement, de nombreuses mesures de conservation et des approches de sensibilisation et d’éducation peuvent contribuer à leur rétablissement!

Pour épauler ces démarches, la SNAP Québec a récemment entamé une collaboration avec des chercheurs de l’UQAM spécifiquement sur la présence de requins blancs dans le Saint-Laurent. En effet, ces requins, que l’on observe annuellement un peu partout dans le golfe (Basse-Côte-Nord, Anticosti, Sept-Îles, Îles de la Madeleine, Gaspésie) et même dans l’estuaire, fréquentent des sites ciblés par des projets d’aires marines protégées supportés par la SNAP Québec, tels que le site de la Pointe de la Gaspésie.

Pétition pour la sauvegarde des milieux marins de la Pointe de la Gaspésie

En savoir plus

Leur présence ne date pas d’hier dans le Saint-Laurent, des documents historiques et la tradition orale mi’kmaq témoignent d’ailleurs de rencontres avec ces grands prédateurs il y a de cela plusieurs siècles. Aujourd’hui, trois hypothèses sont principalement mises de l’avant pour expliquer l’augmentation récente du nombre d’observations de requins blancs dans le Saint-Laurent :

  • D’abord, le réchauffement des eaux du Saint-Laurent induit par les changements climatiques permettrait de prolonger la période à laquelle les juvéniles et les subadultes viennent nous visiter.
  • Ensuite, il est fort possible que les multiples mesures de conservation déployées dans les dernières années permettent peu à peu à cette espèce de se rétablir.
  • Enfin, l’abondance des technologies portatives (téléphones intelligents, drones) et l’accessibilité des médias sociaux contribueraient elles aussi à capter et diffuser plus facilement ces rencontres fortuites entre humains et requins.

Toutes ces observations et les travaux de recherche en cours nous permettront ainsi de mieux comprendre comment les aires marines protégées peuvent venir en aide à ces fascinantes créatures, tout en nous éclairant sur les meilleures pratiques à adopter afin de cohabiter harmonieusement avec elles.

Nous avons tous un rôle à jouer pour la protection des requins du Saint-Laurent. Parlez-en autour de vous et renseignez-vous, les requins n’ont pas fini de nous étonner!

*Les informations présentées dans ce blogue proviennent du site de l’Observatoire des requins du Saint-Laurent