Une connexion nature en mode hivernal
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Alexi Hachey-Brunet
Coordonnateur de la mobilisation bénévole
Depuis 2017, la SNAP Québec s’associe avec la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), la fondation Monique-Fitz-Back et l’Association des Camps du Québec pour réaliser le projet Connexion N: une initiative visant à faire vivre une première expérience de nature québécoise à des jeunes nouveaux arrivants en déficit nature. Chaque mois de septembre, une quinzaine de jeunes en classe d’accueil peuvent donc vivre une véritable immersion en nature au parc national du Mont-Tremblant. Au programme: trois jours de camping et d’activités de plein air telles que la randonnée, le vélo, le canot, l’interprétation de la nature, les discussions autour du feu de camp, et bien plus encore.
Une édition hivernale s’est également ajoutée au projet depuis 2024! Les mêmes jeunes et une classe d’accueil supplémentaire sont invités à vivre une journée d’activités au Parc national d’Oka, en plein cœur de l’hiver québécois.
Récit d’une journée d’hiver au parc d’Oka
28 janvier 2026. 8h30. Le thermostat affiche –20 degrés Celsius, mais les élèves de l’école Mont-de-La Salle à Laval ne semblent pas incommodés par la température. Les 28 participant·es de la sortie d’hiver de cette année embarquent allègrement dans l’autobus avec leurs 3 enseignant·es accompagnateurs·trices, tout aussi enchanté·es que leurs élèves à l’idée de passer une journée à l’extérieur des murs de l’école.


On reconnaît certains visages souriants qui étaient avec nous à la sortie d’automne, et déjà, les jeunes se remémorent entre eux les souvenirs de leur séjour de camping d’il y a quelques mois. C’est aussi ça Connexion N: une expérience qui tisse des liens bien au-delà du décor urbain quotidien.
À notre arrivée au parc d’Oka, nous sommes accueilli·es par la garde-parc Julie, qui prend un moment avec nous pour rappeler les règles et les principes Sans Trace à respecter lorsqu’on est en nature. Elle nous présente également les animaux que nous pourrons croiser lors de nos activités: des cerfs de Virginie, des écureuils roux ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux. « Est-ce qu’il y a des ours madame? », demande une élève. Il s’agit d’une préoccupation fréquente chez ces jeunes de 13 à 17 ans. « On n’a pas d’ours ici au parc d’Oka », répond Julie, « et on n’a pas de loups non plus, mais vous pourriez peut-être voir des traces de coyote! ». C’est assez pour faire monter l’enthousiasme.

Les participant·es se répartissent ensuite en deux groupes de 14 pour la première activité. Un premier groupe part en ski de fond, et le deuxième en raquettes, et on inversera pour l’après-midi. Le personnel du parc nous prête l’équipement requis, et nous voilà aussitôt au cœur de la forêt! Le soleil est radieux et nous réchauffe rapidement malgré le temps froid.
En raquette, les élèves ne tardent pas à faire des provisions de neige fraichement tombée pour une éventuelle bataille de boules de neige. Ça rigole et ça s’émerveille sous les grands arbres enneigés qui créent une atmosphère de conte de fées. Je demande à un jeune venu d’Algérie qui vit son premier hiver québécois ce qu’il pense de notre saison froide. « Je n’aime pas trop, mais c’est très bien lorsqu’on fait des activités comme aujourd’hui. »


En ski de fond, les jeunes se séparent sur la piste selon leur degré d’aisance. Plusieurs ont déjà fait leurs premiers pas en ski dans leur cours d’éducation physique, mais c’est un tout autre défi que de faire une boucle complète dans un parc national. Certain·es y vont à fond et skient sur plus de 4 kilomètres, un total qui dépasse largement les 500 mètres parcourus dans le parc municipal à côté de l’école! Sur la piste, je me surprends à constater que plusieurs des jeunes sont en silence, à contempler le paysage autour d’eux et à faire le plein de vitamine nature.


Lorsqu’il est temps de revenir au chalet, en fin de journée, tout le monde est habité par cette douce fatigue qui s’installe après une journée froide passée à l’extérieur. Certains élèves en profitent pour se réchauffer avec un chocolat chaud, et on saisit l’occasion pour faire un retour en groupe sur l’expérience de Connexion N. Ce qui revient des mots prononcés, c’est la valeur de ces moments passés en nature: les découvertes, les rencontres et les fous rires partagés qui resteront gravés dans la mémoire des participant·es. On reconnaît ensemble le caractère unique de la nature et l’importance de la protéger. Pour plusieurs, c’était une première visite dans nos parcs nationaux, mais ce ne sera certainement pas la dernière.
On se donne donc rendez-vous à l’automne 2026, avec une nouvelle cohorte de jeunes pour une prochaine expérience Connexion N!

Une connexion nature en mode hivernal

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